tout corps plonge dans un liquide subit une poussee equivalente.

08:27
Debout dans l’allee, un peu a milieu, nous sommes deux. Lui et moi. Il s’etale avec son journal. Je ne cede pas. Mais jusqu’ou? Brinquebale par le train, le contact physique s’etablit de temps en temps. Chaud et desagreable a travers nos manteaux d’hiver. J’etais la avant. Il y a plein de place dans l’allee. Il est facile pour moi de me decaler. Il est facile pour lui de se decaler. L’arrivee dans la gare suivante va surement resoudre la situation.

08:33
Il est assis. Je suis seul debout. Je deviens paranoiaque. Fin de crise dans le microcosme metropolitain.

Jeanne et Benedicte ont sorti leurs livres. Modiano pour Jeanne. Un livre recouvert d’un papier jaune vert pour Benedicte. Mais les copines discutent et papotent. Jeanne pose son livre et sort sa creme pour les mains tout en continuant a deviser. Eurythmics dans les oreilles ne me permet pas d’entendre. Elle presse le tube sur le dos de la main gauche, le referme de la main droite. Clap. Se frotte les mains partout partout. Elle sort son iphone coque pour verifier les messages. Sourit a la photo de sa fille. Pas d’arret dans la discussion. Finalement elles ouvrent leur livre et commencent a lire.

08:47
Devant Bernadette marche. Sur ce quai, ses chevilles fines semblent vouloir se briser a chaque pas.

Sur la plate-forme, Georges est emmitoufle dans son gros blouson noir. Sur son cœur un ecusson ‘authentic since 1983′. Qu’est-ce qui est authentic? Lui ou son blouson? Si c’est lui, ca veut dire qu’il n’a pas evolue ou qu’il n’a pas eu recourt a la chirurgie esthetique? Que de questions de si bon matin.

Au passage la semaine prochaine je serais a l’oppose du cocon souterrain parisien. Et pas de metro, pas de chroniques metropolitaines. 5 jours.

08:57
Dernier troncon de mon trajet. Les gens sont calmes. Apaises par l’espace. Apaises par les trains a l’heure. Les yeux plonges dans leur livre ou leur magazine. Les ecouteurs plonges dans leur oreilles. Les oreilles plongees dans la musique. Le corps plonge dans Paris. L’esprit plonge ailleurs. En attendant de se plonger dans leur travail.

A une plateforme de la, denis est plonge dans son rubics cube. Il tourne tourne tourne. Reflechit un peu. Sous les yeux fixe dans Jean.

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