course, maitrise, le dos plein et cyprien

08:14
Je marche vers la gare. Je passe devant les deux vendeurs de gratuits. Des stars dans cette gare. Ils connaissent tout le monde. Tout le monde vient les voir. Boulot difficile. Trop tot. Trop froid. Boulot cool. Vendre quelque chose qui ne coute rien. Donner. Je rentre dans la gare. Je regarde l’ecran de loin. Pas de clignotement de train a l’approche. Prochain train dans 3 minutes. Pas de bandeau jaune qui indique un probleme. Des gens marchent vite. Des gens accelerent. Un pere presse son fils. Ils passent le tourniquet avec force. Une dame en collants a motifs court avec ses talons. Elle attaque l’escalier. La descente. Elle va tomber. Le fils court. Son pere sur les talons. Je commence a courir. Je ne sais pas pourquoi. Je cours aussi. Une attaque. Une bombe. Un chien fou. Un malade avec un cutter. Un feu? Un train! Un train arrive. Je l’entends. Je ne l’entendais pas. Maintenant je l’entends. Je descends les marches deux a deux. Je double la dame en collant. Sur la derniere marche la sonnerie de fermeture des portes. Un espoir. Je me rappelle que le suivant n’est pas loin. Je regarde. Il est quasiment plein. Freinage sur les fers. Le collant me double et se glisse anguille entre les deux portes qui se ferment. Sa jambe voulait rester dehors. Elle a failli me laisser une chaussure et un bout de collants a motifs en souvenir. Je regarde le train qui part. Les moutons aux fenetres. Le collant le pere et le fils contents d’avoir cru maitriser quelque chose. Le train suivant clignote deja son approche. Je crois que je maitrise quelquechose.

La grosse difference du metro avec la voiture est que l’on peut lire… ou ecrire. Difficile de lire Kundera ou l’equipe en tenant son volant. Et puis aussi on insulte moins les gens. On est plus proche et moins protege. C’est plus facile de mettre un pain a quelqu’un qui vient de vous faire un doigt et de vous traiter de connard ou de salope. On est plus proche.

08:42
Assis. Il me reste une gare jusqu’à chatelet.

08:49
Le train se pose en douceur le long du quai. Devant moi il est plein. Le dos massif d’un homme massif est colle aux portes. Le train ne bouge pas. Le dos ne bouge pas. Personne ne veut descendre. Bon je prendrai le suivant. Pas de batailles perdues d’avance. Un mouvement. Un bruit. Quelquechose bouge derriere la porte derriere le dos. La porte s’ouvre. Le dos descend. Je m’ecarte. Pas ecraser moi. Une personne s’extrait. Une autre. Une troisieme. Un couple encore. Un autre couple. Je regarde. Une personne debout. Les strapontins occupes. Il etait plein. Il est vide. Le plein. Le vide. Le dos monte. Je monte. Surprise. Agreable.

09:03
Le comble. Rien a dire. Le dire.

Cyprien me regarde derriere ses culs de bouteille et son sourire de dents jaunes. Le ministere des prix point com montre son client. Le ministere des prix vend garanti. Est-ce qu’il vend garanti les places du film de cyprien?

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