L’allee, purgatoire avant le paradis de la place assise.

08:08
Catastrophe! Horreur! C’est foutu pour tout le trajet… Non, non, ne vous inquietez pas. C’est juste que je n’ai pas reussi a aller dans l’allee. Le purgatoire vers le paradis de la place assise.

Je traine donc au milieu de tous, balade comme un fetu de paille sur un clapot mediterraneen. Les gens montent. Les gens descendent. Ce flux et reflux m’agasse. Il perturbe mon equilibre interieur. Et mon equilibre tout court.

Sur son strapontin, jeanne se ronge les ongles. Sous ses cheveux pas trop peignes, son nez fin un peu trop long pointe. Son visage emacie est creuse de fatigue. Ses longs doigts fins jouent avec une meche de ses cheveux mi-longs. Ses yeux rouges d’insomnie se deplacent frenetiquement sur les manteaux a sa hauteur. Les couleurs de son manteau et son pull a col roule un peu ecrase a peine beige la rendent triste.

08:18
Yes! I did it. Almost did it. Je suis a l’entree de l’allee. Un pied dans le purgatoire. L’autre colle a la glaise de la plebe.

A cote de moi, valerie lit un voici asiatique. Je ne suis pas sinophile ni asiatophile. Je ne saurais dire en quelle langue est ce torchon! J’augmente ma culture. Je sais que ca existe.

08:23
Je suis au purgatoire. Les fesses au chaud contre la porte. La meilleure place du purgatoire.
C’est avec des pensees aussi betes qu’on sent bien le ridicule de la situation. Apprecier d’etre debout dans un couloir! Il n’est pas venu le temps ou je trouverai cela inadmissible. Je ne peux me le permettre. Il est sur qu’on ne me le permet pas.

08:27
Top. Je suis debout entre deux sieges. Des amoureux assis de par et d’autre de moi debout se parlent au niveau de mon zizi. Intime.

08:35
Devant moi sur le quai, une vieille habillee comme une jeune. De l’exterieur, on change la tete et c’est une jeune. De l’interieur, ce sera certainement plus dur.

J’ai dit pardon. Ils se sont tous leves. J’ai dit s’il vous plait. Ils sont tous descendus. Ca fait du bien de rever, mais maintenant je me sens seul.

Un duffle-coat. Beige. Avec les boutons en forme de corne. A passer dans les passants de cuir. La capuche immense. Une eternite que je n’en avais pas vu.

Deux hommes debout cote a cote. Deux coiffures petards. L’une au gel, l’autre au desespoir.

Devant moi, paul promene son nez rouge, aere ses poils et impose son ventre. Bierbauch disent les allemands.

08:49
Il a dit pardon. Je me suis leve. Il a dit s’il vous plait. Je suis descendu. C’etait ma station.
Un peu d’orgueil que diable.

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