A la recherche du manuel du conducteur communique

08:33
Beau beau beau. Il fait beau. Mais froid.
Enfin… Tout le monde n’est pas d’accord je pense. Marie porte un leger gilet avec des sandales en bois qui laissent ses pieds nus a la merci du froid. Sa voisine de quai, Rose, est elle en bottes de cuir noir, sanglee jusqu’au genoux.

08:36
Je m’appuie sur le fond du wagon, toute cette foule face a moi. Et je souris, les fesses appuyees sur le boitier de l’extincteur.
A ma gauche, mots croises, micro lecture sur mini mobile pour un troisieme age, un peu de femme actuelle a cote d’une maxi video sur micro ecran archos.
A ma gauche, lecture d’une liste de petites annonces en couleurs immobilieres Orpi, un peu de Gala montrant Olivia Ruiz avec un poisson, en face d’une serie noire Ben elton, a cote d’un truc non identifie, apparemment un dictionnaire electronique Larousse, sur lequel un monsieur chic fait des bips avec un doigt.

08:46
Fait rare. Une dame se leve pour Nation. Une autre dame debout devant cette place vide, se tourne vers moi pour me demander si je veux m’asseoir. De plaisir, je souris pour lui indiquer qu’elle en profite.

08:50
Ca faisait longtemps. Un petit message ‘merci de bien vouloir patienter’. Si quelqu’un a le manuel du conducteur communique, je suis preneur.

Un homme vient de s’asseoir et sort de son sac, les prieres merveilleuses de l’abbe Julio. Pas une tete de pretre pourtant.

08:56
Gare de lyon. Nouvelle demande de patience. Ce serait drole que dans un elan de ras-le-bol, tout le monde descende. Mais plus inutile, ya pas.

Toujours en plein etat de patience, alors que par la fenetre, Wolverine me regarde de ses yeux doux et de son point tranchant.

09:00
Nous quittons la gare du Lyon, avant que le loup colle sur les murs ne se detache.

A chatelet, dernier a sortir du train, le troupeau se referme sur moi, et j’ai du retenir mon sac qui voulait se faire la malle, porte par la foule.

09:08
Un militaire avec veste de moto noire et blanche tient negligemment son sac marin kaki par la sangle, a cote d’une grand fille a collants tranparents rouges a petits pois, un livre de Jean Teule a la main.

09:16
Vieux, vieux, vieux. Bernard Cohen regarde le fils Zappa et steely Dan sur le quai d’en face.

Sans le petit vieux a cote de moi, je serais seul assis avec 5 modeles feminins, mais assis, autour de 2 poteaux de tap dance. Ambiance. Je ne suis pas sur qu’elles aient toute envie de se rouler autour d’un poteau. Alors de deux…

09:23
Je suis seul!

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