Posts Tagged ‘new-york’

new-york. oublions notre calimero quotidien

23 juin 2009

07:47
Je regarde le train arriver. Doucement. J’essaie. Mais impossible d’imaginer le train suivant en train de lui monter dessus. Contrairement a new-york, nous sommes en securite ici. La ratp assure en terme de securite. Elle met une telle distance entre les trains que rien de ce qui est arrive hier aux etats-unis, 6 morts, ne peut se derouler ici. Merci. Merci. D’accord on se fait chier avec aussi peu de trains. Mais au moins on est en securite. Et le drame de la grosse pomme vient nous rappeler et nous expliquer pourquoi nous sommes 40000 dans un train. Non parce que des matins on se demande. Pourquoi il y a 4 minutes entre chaque train alors qu’on est deja 2000 sur le quai. Pourquoi on est oblige de subir les effluves sodoripares de notre voisin et le parfum de chiottes dont s’est asperge notre voisine? Pourquoi on est oblige de se replier avec 3 autres personnes sur un metre carre? C’est bien que de temps en temps on nous rappelle a l’ordre avec des choses claires, simples et percutantes. Oublions notre calimero quotidien. Nous sommes en securite et la securite a un prix.

08:12
Fin du rer. Metro. Le doute a nouveau m’assaille tel un train new-yorkais. Et je m’en tamponne autant qu’un train new-yorkais a l’heure de pointe.

zara, septieme ciel et new-york depuis un tunnel.

16 janvier 2009

08:11
Choc. Le prochain train est a 08:21. Drole. Les suivants sont a 08:22 et 08:23. Ils ont decide de rouler en bande ce matin.
-eh xuti!
-ah coucou les sœurs jumelles zara et zara.
-on roule ensemble? Tu nous attends?
-ok. Je vais ralentir un peu. Tout de facon ya un acte de malveillance devant. Donc facile.
-cool…

Les gens arrivent sur le quai endormis, arrivent devant l’ecran, levent les yeux, s’arretent. Etonnes. Choppent le truc bizarre. Soupirent et vont s’installer au bord du quai a leur place habituelle.

Deuxieme train qui passe dans l’autre sens depuis que je suis arrive. Une des 2 sœurs zara a disparu. Apparemment elle a retrouve la 3eme a 08:30.

08:21
Allez ce matin je parie sur le suivant dans 2 minutes. Pari facile. Impossible de monter. Les quotas de compression ont ete atteints.
Zara approche et xuti part difficilement.
Zara approche toujours. Sans cesse.
Pari gagne.

08:26
Zara m’emporte. A la vitesse d’un escargot cul de jatte.
Jean et caroline sont amoureux. Assis cote a cote. Ils se tiennent la main. Il dessine de petits signes avec son doigt sur le dos de la sienne. Elle le regarde comme un pretre regarde dieu. Entierement. Il lui parle. De tout et de rien. Elle sourit. Elle rigole. Elle remonte des cheveux ondules chatain roux d’une main experte. Embrasse son cou. Sourire beat. Desole les filles je ne vois pas bien. Il est assis devant moi et je ne vois que le haut de son crane. Sans pellicule. Les mains se resserrent. Elles se font plus pressantes sur sa jambe. On sent l’envie. Putain c’est quoi tout ces gens mon amour. Mais nous sommes seuls. Seuls. Ils ne sont pas la. Ils ne sont que spectateurs de leur interieur. Touche moi. Embrasse moi. vibre moi. Elle lui mordille l’oreille. Sylvain et maryse sur les sieges d’en face lisent. Ils ecoutent cet amour cette passion les yeux rives lui sur le monde, elle sur son livre. Ils travaillent ensemble depuis 1 an. S’observent a coup d’oeil derobes. Se disent bonjour dans le couloir et devant la machine a cafe. Hier jean a ose inviter caroline a sortir. Cinema. Resto. Je peux monter. Bisage. Montage ascenceur et 7eme ciel. Et ca continue ce matin. Cafe. Douchage. 7eme ciel. Et merde faut vraiment qu’on y aille. Oh! Embrasse moi encore.

08:49
Chatelet n’est plus tres loin.
Ca bouquine. Journale. Sudokute. Oui encore un peu. mp3ze beaucoup. Videoze un peu.
Arret complet dans le noir d’un tunnel qui nous renvoie sur la vitre notre propre attente notre propre masse, notre troupeau de moutons. Aucun message. Aucune clostrophobie. On ne voit rien. On ne sait rien. Le monde disparu au dessus de nous? Un train nous fonce dessus? Le silence est la. Le noir autour de nous. Au moins dans l’airbus de new york qui a amerri hier sur l’hudson, ils avaient un paysage. La mer. New-york! On verrait la mer du fond de notre lassitude, ce serait autre chose. Ok ils ont vraiment flippe. Ok ils ont cru mourir. Mais ils ont quelque chose a raconter. Petit demarrage et arret sec pour nous reveiller avant l’arrivee devant la foule carnassiere de chatelet. Ne poussez pas il n’y en aura pas pour tout le monde.